TORONTO – Les négociations multilatérales sur la « Charte de la DSRB » se sont achevées à Montréal, marquant une première étape vers la création d’une nouvelle institution bancaire liée à l’OTAN. Cette banque devrait offrir des financements à long terme et à faible coût pour des projets liés à la défense, à la sécurité et à la résilience des chaînes d’approvisionnement, aidant les petites et moyennes entreprises ainsi que les gouvernements membres à combler d’importantes lacunes de financement.
Les pays participants ont reconnu ensemble l’urgence de créer cette nouvelle institution multilatérale, qui permettrait de mutualiser les ressources afin de soutenir une croissance industrielle plus importante que celle pouvant être atteinte individuellement. Cela permettra aux États membres de répondre plus rapidement et plus efficacement aux défis actuels en matière de défense, avec davantage de résilience.
Dans ce cadre, le Canada est appelé à jouer un rôle central : les pays participants ont approuvé à l’unanimité le fait que le Canada — qui a accueilli les négociations — sera le pays hôte du futur siège de la DSRB. Le ministre canadien des Finances François-Philippe Champagne, ainsi que le ministre de la Défense nationale David McGuinty et la ministre des Affaires étrangères Anita Anand, ont salué cette décision.
« Le Canada mène la création d’une nouvelle “banque de la défense” avec ses alliés afin de financer plus rapidement l’industrie militaire, la sécurité et les chaînes d’approvisionnement stratégiques, renforçant ainsi la capacité de réponse collective », ont déclaré les trois ministres – pour lire leurs déclarations dans le communiqué de presse officiel, cliquez ici.
Selon Reuters/Internazionale (ici), la DSRB — proposée par d’anciens conseillers en sécurité de l’OTAN, de hauts responsables militaires et des banquiers — devrait permettre de lever 135 milliards de dollars pour financer des projets de défense, en particulier dans les pays qui pourraient avoir des difficultés à accéder à des financements à moindre coût.
La principale négociatrice du Canada pour la création de la DSRB est Isabelle Hudon, présidente-directrice générale de la Banque de développement du Canada (BDC).
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